• BONJOUR

    Ce blog a surtout pour but de vous faire découvrir une artiste peintre autodidacte, Simone Le Moigne, et aussi de faire en sorte que son oeuvre continue de vivre.

                        

    BONJOUR

                     Simone Le Moigne à l'âge  où elle a commencé à peindre vers 58 ans

    A ce jour cela fait 17 ans qu'elle nous a quittés, mais grâce à son oeuvre, belle, généreuse, authentique, elle continue à nous enchanter. Je vous informerai régulièrement des expositions, des articles, des livres qui la concernent et vous ferai partager toutes les joies éprouvées dans l'accompagnement de notre artiste.

    Octobre 2018

    Vous pouvez  aussi  visiter son site très complet : 

                                  www.simone-le-moigne.com 

    Sur ce site je vous invite tout particulièrement à choisir dans le menu et à cliquer sur "Une enfance d'autrefois" .  C'est un texte original de Simone Le Moigne que nous avons découvert sur le tard et que l'un de ses enfants, Simon Le Bris, a illustré avec des reproductions de ses tableaux. 

    De votre côté n'hésitez pas à me faire part de vos découvertes concernant notre peintre, à nous poser des questions, à nous communiquer vos commentaires. Bonne visite et un grand Merci.

     A bientôt.

                  Mikous

     

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    9 Décembre 2018 - Simone Le Moigne avait coutume de dire "quand je commence à peindre, mon tableau est prêt dans ma tête" !. Il faut dire que l'essentiel de son oeuvre prend sa source dans ce qu'elle a vécu dans son enfance et sa jeunesse et dont elle se souvient. 

    Dans la revue française d'anthropologie L'HOMME, (Ed EHESS, juil/sept 2005) Daniel Fabre développe un article très intéressant sur le sujet : Peindre la mémoire. " A partir des années 1930, apparaissent en Europe et en Amérique du Nord des peintres autodictactes qui, dans une expérience visionnaire, retrouvent et projettent sur la toile les images de leur enfance perdue. L'article analyse le parcours et l'oeuvre de deux de ces peintres de la mémoire : Ilex Beller et Franco Magnani. Ils résument à eux deux les questions que suscitent ces artistes, concernant leur tardive métamorphose en "témoins absolus", les pouvoirs de l'esprit qui se met à voir ce dont il se souvient, l'ordre métaphysique qui, pour ces peintres, fonde leur expérience, et enfin, les puissances de l'image qui transfigure ces scènes, en fait des oeuvres d'art."

    Il présente ensuite plusieurs peintres en faisant un résumé de leur vie: Grandma Moses au U.S.A., Harry Liebermann un juif polonais, Clémentine Hunter métis franco-africaine, et Simone Le Moigne.

    "...Ces artistes se sont surpris eux-mêmes et ont surpris leur entourage en se découvrant à la fois une mémoire intense et la capacité de la fixer... Ils remontent jusqu'au temps perdu de leur enfance , et d'ailleurs ils dessinent très rarement préférant couvrir vite et directement leur toile ou leur panneau des couleurs du passé revenu.... Ces destins de peintres de la mémoire  toujours noués autour de deux ruptures enchaînées du temps - temps de l'Histoire englouti par une apocalypse, temps de la vie déchiré par une perte essentielle - se ressemblent et se font écho à partir de leurs différences..."

    .Vous pouvez retrouver l'article complet de Daniel Fabre en tapant sur google :  Peindre la mémoire.

    3 DECEMBRE 2018 - Il me revient en mémoire la réaction de Simone le Moigne quand elle apprend qu'elle est classée parmi les peintres Naïfs. D'emblée, après les années difficiles qu'elle a vécues, elle ne se considère pas comme naïve et cela l'agace un peu. Plus tard en réponse à un questionnaire de  Marie-Christine Hugonot qui prépare une thèse sur l'art naïf elle s'explique :" Au départ je ne savais pas qu'il existait des peintres naïfs et des peintres pas naïfs. Je crois que l'on me considère comme un peintre naïf parce que je peins d'une façon spontanée toutes les belles choses que j'ai accumulées au fond de mon coeur.Je pense que c'est ça. Au début je n'aimais pas beaucoup ce mot de naïf, maintenant je m'y habitue. Et puis, au fond, le nom n'a pas grande importance, je peins parce que cela me rend heureuse de peindre, c'est tout. 

    Dans la RUBRIQUE ARTICLES des personnalités s'expriment sur l'Art Naïf.

    11 NOVEMBRE 2018 - Il y a 100 ans Simone Le Moigne avait 7ans et était en pension à Trégornan avec ses soeurs. Elle raconteJe me rappelle ce jour de l'armistice. La Soeur avait arrêté le cours quand la nouvelle a été sûre... Ensuite nous avons chanté tous en coeur notre joie et celle des nôtres. Les plus grandes avaient aidé le sacristain à sonner les cloches de l'église qui avaient fini par être fêlées ! Tout le reste de la journée nous avons chanté. Mais nous pensions aussi à celles qui étaient en deuil et nous avons récité le De profundis pour les pauvres martyrs."

     5 NOVEMBRE 2018 - Simone Le Moigne a donc beaucoup peint son enfance, sa jeunesse dans une ferme où elle a beaucoup participé aux nombreux travaux : moisson, battage, récolte des betteraves, culture de la terre, élevage des vaches, cochons, veaux , chevaux etc...On retrouve aussi dans son oeuvre de nombreux sujets complètement imaginaires, ainsi que la représentation de monuments historiques : le château d'Anne de Bretagne, le Mont Saint-Michel, l'Eglise du Sacré-Coeur de Montmartre... Mais Simone ne vivait pas dans sa bulle. Elle suivait par la télévision les grands problèmes qui traversaient le monde.  Parmi les sujets qui lui tenaient particulièrement à coeur avec la paix et la pollution on peut noter aussi le travail. Elle les a traduits en peinture. (cf rubrique article). 

    22 OCTOBRE 2018 - L'oeuvre de Simone Le Moigne poursuit son chemin. Je viens d'apprendre qu'une huile sur carton vient d'être vendue quatre fois la mise à prix dans une salle des ventes en Vendée.

    19 OCTOBRE 2018 -  Le village natal, Magoar ! source d'inspiration et aussi refuge au cours d'une vie conjugale bien cabossée. Simone y retournait souvent par la pensée dans les moments difficiles jusqu'au jour où elle a décidé d'y retourner en peinture en mettant définitivement de côté ses gros soucis.  Elle a symbolisé cette décision salvatrice dans un dessin que j'ai retrouvé par hasard dans ses archives et qu'elle a intitulé "Les malheurs enguirlandés" que voici :

     

    BONJOUR

                                                    Photo AV                                (c)ADAGP Paris 2018                                                                                                                                                                                                   

    Ce dessin date de 1968, année où Simone a effectivement pris la décision de tout quitter le 19 mai de cette même année. Ses gros soucis sont symbolisés par des épines qu'elle a mis en guirlande pour encadrer une branche sur laquelle les épines décroissent petit à petit tandis qu' un nouveau feuillage s'épanouit...comme elle s'épanouira elle-même grâce à la peinture !

     

    12 OCTOBRE 2018 - A notre dernière rencontre le 5 octobre je vous avais promis de vous faire découvrir ce poème dans lequel Simone Le Moigne a si bien exprimé son amour pour la Bretagne et son village natal.   

                    "Une pensée pour mon village natal : 

     

                              Bretagne si je vous peins avec tant de joie

                              C'est que je vous aime comme autrefois.

                              Malgré les changements que vous avez subis

                              Vos collines rient encore vers là-haut aujourd'hui.

     

                              Oui vos collines sont fières

                              De leurs robes d'ajonc et de bruyère.

                              Leurs fronts semblent penser 

                              A nos aïeux pleins de courage et de fierté.

     

                              Aubépines et genêts ont beaucoup diminué

                              Dans les chemins creux cachés.

                              Mais face à l'Océan blottis contre ses flancs

                              Ils fleurissent en été à l'ombre des rochers.

     

                              J'espère que la vitesse de destruction

                               Va oublier d'abattre ma chère vieille maison.

                               Oh mon grand chêne allongez vite vos branches

                               Et recouvrez la de feuilles et de chants de mésanges.

                                                                          Simone Le Moigne, 19 novembre 1976

     

     C'est  une évocation poétique de son lieu de naissance, d'enfance et de jeunesse heureuses. Ce petit village, Magoar, représente vraiment la source de son oeuvre de peintre. Elle l'a souvent peint ainsi que les travaux de la ferme auxquels elle a beaucoup participé. Il est situé dans le centre Bretagne dans la commune de Glomel (22).

    Malheureusement le grand chêne dont il est question a rendu l'âme lors de la dernière grande tempête. Il était en quelque sorte l'emblême du village et d'après la légende il datait de la Révolution. 

     

    bonjour !

     Photo Xavier Liébard                                                                                                        (c)ADAGP Paris 2018

     A la prochaine !

     

    5 OCTOBRE 2018 - Comme vous avez pu le constater en visitant les différentes rubriques beaucoup de choses se sont passées depuis la création de ce blog.

    Aujourd'hui je voudrais vous faire découvrir un aspect un peu moins connu de notre peintre. En 1992 Denise Delouche, historienne de l'art, avait intitulé sa post-face du livre de l'artiste "Jeux et bonheurs de mon enfance"  Ed ABC Simone Le Moigne un témoin et un peintre-poète. Ce livre réunit en effet 60 poèmes en français et 60 en breton, illustrés par l'artiste. Chaque poème décrit le jeu que l'artiste est en train de peindre, s'arrêtant par moment pour écrire le vers qui soudain jaillit dans son esprit. Le poème en breton n'est pas une traduction. Il a été écrit environ une année plus tard. En voici un exemple :

     

    LE BONHOMME DE NEIGE                            AR BOULOM ERC'H

    Il a beaucoup neigé                                    Pegen gwen eo al leurgêr 

    Je vais bien m'amuser                                Deomp buan da zastum erc'h

    Je plains beaucoup les fainéants                  Evit ar re ne fichont ket

    Qui ne bougent pas de ce temps.                 Buan o zreid a vo skornet.

    Allons tous à l'ouvrage.                               Deomp holl da labourat                               

    Avec chacun sa boulette                              Roulomp bep a voulad

    Nous ferons une statuette,                           Ni a ray ur boulom vras

    Avec un chapeau, des boutons,                    Butonou kaer hag un tog bras

    Un balai lui donnerons                                 Diouzh Jobig eman henvel

    En lui disant : "A ton tour                             Lakaomp en e zorn ur skubell

    De balayer notre cour !"                               Ha breman eman ho tro

    Et pour nous chauffer les pieds                     Da skubellat tro-war-dro

    Autour nous irons danser.                            En dro dezhan greomp ur rodenn

    Refrain                                                       En ur ganan ur ganaouenn

    Lire lire lire et lour lour lour                         Ha ni a ray lammigou

    Nous danserons dans la cour (bis)                Evit distagan an erc'h diouzh hon boutou

                                                                                 Diskan   

                                       You you you Youhouhou , Ha ni a ray lammigou       (2 wech)                                                                                                                

    BONJOUR

            Photo Idéastes Associés,Nantes                                                                          (c)ADAGP Paris 2018                   

    Auparavant d'autres poèmes étaient nés, dont "Une pensée pour mon village  natal". Je vous le ferai découvrir à notre prochaine rencontre. 


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  • Commentaires

    1
    Mickous commeMickey
    Samedi 23 Juillet 2011 à 16:58

    Simone Le Moigne est à Saint Herblain, my dear Mikous, ce que Nerville est à Balzac, une illustration ludique et naïvement sympathique du paradis terrestre. On vous aime !

    2
    lomigunysbreis
    Samedi 23 Juillet 2011 à 21:31

    Mon a ra vad an traou!


    Gwell a vo petra ho evit ar vec'h kentan...


    Kena' pok!

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