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    12 Décembre 2018 - En ce jour avait lieu à la Résidence Service Séniors Espace et Vie, à Saint-Herblain (44) un marché de Noël organisé par la Direction. Quelques Résidents qui le souhaitaient avaient participé à la déco. Cette journée s'est vraiment déroulée dans une ambiance très conviviale. Plusieurs exposants et artisans locaux présentaient soit des bijoux fantaisies, des confiseries, des objets décoratifs en bois flottés ... ainsi que des créations confectionnées par les Résidents d'Espace et Vie. De nombreuses cartes postales et posters rappelaient l' oeuvre de Simone Le Moigne. Quelques jours auparavant  sa fille Anne avait été invitée à venir raconter comment et quand sa Maman avait commencé à peindre et quel avait été son itinéraire artistique par la suite. Plusieurs questions émanant des Résidents, fort intéressés, avaient suivi

     

     


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  • 3 DECEMBRE 2018 - Il me revient en mémoire la réaction de Simone le Moigne quand elle apprend qu'elle est classée parmi les peintres Naïfs. D'emblée, après les années difficiles qu'elle a vécues, elle ne se considère pas comme naïve et cela l'agace un peu. Plus tard en réponse à un questionnaire de  Marie-Christine Hugonot qui prépare une thèse sur l'art naïf elle s'explique :" Au départ je ne savais pas qu'il existait des peintres naïfs et des peintres pas naïfs. Je crois que l'on me considère comme un peintre naïf parce que je peins d'une façon spontanée toutes les belles choses que j'ai accumulées au fond de mon coeur. Je pense que c'est ça. Au début je n'aimais pas beaucoup ce mot de naïf, maintenant je m'y habitue. Et puis, au fond, le nom n'a pas grande importance, je peins parce que cela me rend heureuse de peindre, c'est tout. 


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  • 9 Décembre 2018 - Simone Le Moigne avait coutume de dire "quand je commence à peindre, mon tableau est prêt dans ma tête" !. Il faut dire que l'essentiel de son oeuvre prend sa source dans ce qu'elle a vécu dans son enfance et sa jeunesse et dont elle se souvient. 

    Dans la revue française d'anthropologie L'HOMME, (Ed EHESS, juil/sept 2005) Daniel Fabre développe un article très intéressant sur le sujet : Peindre la mémoire. " A partir des années 1930, apparaissent en Europe et en Amérique du Nord des peintres autodidactes qui, dans une expérience visionnaire, retrouvent et projettent sur la toile les images de leur enfance perdue....

    Il présente ensuite plusieurs peintres en faisant un résumé de leur vie: Grandma Moses au U.S.A., Harry Liebermann un juif polonais, Clémentine Hunter métis franco-africaine, et Simone Le Moigne la française.

    "...Ces artistes se sont surpris eux-mêmes et ont surpris leur entourage en se découvrant à la fois une mémoire intense et la capacité de la fixer... Ils remontent jusqu'au temps perdu de leur enfance , et d'ailleurs ils dessinent très rarement préférant couvrir vite et directement leur toile ou leur panneau des couleurs du passé revenu.... Ces destins de peintres de la mémoire  se ressemblent et se font écho à partir de leurs différences..."

    .Vous pouvez retrouver l'article complet de Daniel Fabre en tapant sur google :  Peindre la mémoire.


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  • 24 janvier 2019

    En ce jour ensoleillé je vous dis un grand bonjour !!

    Il y a quelques jours je vous avais promis quelques extraits d'articles de presse. Toujours à propos de la première exposition de Simone Le Moigne voici ce qu'écrivait Henri Bouyer dans l'Eclair le 18 /10/1972 :

    "A la pointe d'un pinceau appliqué, méticuleux, Simone Le Moigne anime d'une manière plaisante sur ses toiles naïves, tout le folklore de la Bretagne traditionnelle.  Autodidacte avérée elle peint avec enthousiasme pour ne pas dire avec ferveur ces scènes champêtres, ces noces endimanchées, ces paysages fleuves, belles images d'enfance qui dorment, pour chacun de nous, dans le trésor secret de la mémoire....

                                      Le triage de la balle d'avoine                                     

    BONJOUR

    Photo Xavier Liébard                                N°336 - Hs/T, 1978,60 x 92         .              (C) ADAGP Paris 2019                                                                                                                       

    ....Une naïve de plus dira-t-on.  Sans doute, mais la naïveté est un don précieux lorsqu'elle n'est pas feinte; lorsqu'elle va de pair avec un impérieux instinct et un sens cocassement classique de la composition; lorsqu'elle est relevée d'une pointe d'humour et de poésie pure et surtout lorsqu'elle crée des images sans platitude par la chaleur d'une présence humaine. Simone Le Moigne est de ces "naïfs"chez qui la naïveté cesse d'être un handicap pour devenir vertu."


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  • 30 janvier 2019

    Bonjour chers visiteurs, J'espère que vous allez bien même si certains d'entre vous sont peut-être dans la neige ?

    Aujourd'hui je vous invite à imaginer Simone Le Moigne, déjà l'auteur d'une quarantaine de peintures à la gouache, se trouvant devant sa première toile et des tubes de peinture à l'huile !

    Quelque temps après la première exposition de 1972 à la Galerie MichelColumb à Nantes, un jour où Simone Le Moigne était de passage àNantes (à l'époque elle habitait à St-Brieuc) notre amie JacquelineLiébard lui apporta une grande toile et de la peinture à l'huile ! Elle désirait avoir un tableau en souvenir de notre peintre. Simone repart donc pour Saint-Brieuc très heureuse de ce nouveau challenge qui lui est offert car elle ne connait rien à la peinture à l'huile. Un sujet s'impose à elle : le souvenir des repas de chasse qu'organisait chaque année avec ses amis, le Comte Charles de Kerdrel, propriétaire de la ferme de Magoar, dont les parents de Simone étaient les métayers. "Le tableau est prêt dans ma tête" disait-elle souvent avant de commencer un tableau. Sans complexe, elle commence par étaler un fond de peinture bleue pour le ciel, marron pour la terre, et cela avec sa main droite habillée d'un gant en tissu, tandis que de la main gauche elle tient le tube de peinture, la palette n'existe pas. Selon son expression, elle "larde" la toile. Ensuite il ne lui reste plus, sans dessiner, à l'aide du seul pinceau, qu'à dresser le décor et les personnages de la scène qu'elle veut représenter. Elle a quelquefois deux tubes de peinture dans la main gauche. Les mélanges se font directement sur la toile. Et voici le résultat pour ce tableau intitulé :

                                                           Premier repas de Chasse    

    BONJOUR

       Photo : Xavier Liébard                             N°41- Hs/T, 1972, 50 x 100                    (C) ADAGP 2019                                                                           


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