• LES QUATRE SAISONS

     

    Le printemps

    Printemps qui nous annonce le beau temps

    Que l'on voudrait même peindre avant.

    Mais si tu tardes trop monsieur le printemps

    Mes toiles verdiront bien avant.

    Je les vois déjà verdir au coin des prés,

    Primevères, marguerites, violettes bien cachées.

    Pruniers, cerisiers, pêchers et pommiers,

    Tous sont boutonnés prêts à éclater.

    Pour nous annoncer qu'on va se régaler.

     

    L'été 

    Bonjour, bonjour ! Enfin voilà l'été !

    Toi qui fait mûrir de si beau blé !

    Même les petits oiseaux viennent te saluer.

    Ah! cette bonne odeur d'aubépine!

    Le tourbillon des abeilles qui butinent

    La danse des papillons de toutes les couleurs,

    Qui viennent de partout attirés par l'odeur.

    Les petits enfants cueillent des bouquets,

    Qu'ils offrent à leur maman pour orner le buffet.

     

    L'automne

    Qu'elle est belle la forêt et ses feuillés dorées !

    Restez encore un peu c'est trop tôt pour tomber. 

    Si bientôt vous voltigez tout près de chez moi,

    J'en ferai un triage ne m'en veuillez pas

    Car je collectionnerai les plus belles je crois. 

    Ces feuilles deviendront un arbre reconstitué

    Que de temps en temps je viendrai admirer.

    Toi mon pinceau arrête donc un peu 

    Puisque tu ne pourras jamais imiter Dieu.

     

    L'hiver 

    Mais c'est l'hiver avec son manteau blanc

    Nous l'aimions tant quand nous étions enfants.

    Où sont ces boules de neiges lancées par Chanic ?

    Tu dédaignes un peu nos petites collines

    Puisque sur les montagnes toujours tu dégoulines.

    Ou peut-être serais-tu découragé

    de ne pouvoir couvrir nos beaux clochers

    Puisque de tous côtés tu ne ferais que glisser.

    Mais oui dans toutes saisons il y a du beau,

    ça ne peut être autrement, c'est l'oeuvre du Très-Haut. 

     

    Composé le 14 novembre 1986 par Simone le Moigne              (C)Adagp Paris 2021

     

     

     

     

     

     


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  • Souvenirs d'enfance

     

    En Bretagne au milieu des feuillages

    Se trouve un vieux village.

     

    C'est là que je suis née par un matin de juin

    Quand les oiseaux chantaient si bien. 

    De chaque côté de la route allant vers Trégornan

    Fleurissait l'ajonc d'or que nous aimions tant. (bis)

     

    Ces fleurs à Pâques nous aimions les cueillir 

    Car parmi nos oeufs durs nous les faisions cuire,

    Ce qui leur donnait une belle couleur d'or .

    Oui de ces joyeuses Pâques je me souviens encore. (bis)

     

    Je me souviens aussi des petits chemins creux

    Avec de chaque côté d'illustres arbres vieux 

    Où se cachaient douillets parmi les feuillages verts

    D'innombrables oiseaux entonnant leurs concerts. (bis)

     

    Mais oui disait grand-mère ils chantent de leur mieux

    Et par ce beau soleil c'est vraiment merveilleux !

    On dirait que leurs chants s'élancent vers les cieux 

    Et qu'ensemble ils demandent protection au bon Dieu. (bis)

     

    Composé le 6 Avril 1981 Par Simone Le Moigne.         

    (C)ADAGP Paris 2021


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  •  

    LA POLLUTION EN BRETAGNE 

    POUR NOTRE BRETAGNE

    Photo amateur                                   N°358- Gs/C  20x55 cm, 1978                        (C) adagp Paris 2021

     

    Pour notre Bretagne

     

    j'aime beaucoup ma Bretagne

    Ses côtes et sa campagne,

    Ses ajoncs, genêts, bruyères entrelacés

    Je les peins tous les jours sans me lasser.

     

    Combien je suis peinée de voir ses côtes souillées,

    Pour soigner les oiseaux je voudrais y aller.

    Honneur aux courageux qui ont donné leurs bras

    Pour aider les marins dans un si grand tracas.

     

    Tout ce que je peux faire c'est offrir un tableau,

    Que beaucoup d'eau jaillisse de ce tonneau.

    Que de nouveau resplendissent vos rochers

    Et brillent sur vos côtes les petits crustacés.

     

    J'admire le courage des marins à la pêche,

    Je revois leurs filets dans une mer toute fraîche,

    Et je suis sûre que grâce au Très-Haut

    Ils rentreront au port avec plein leurs bateaux.

     

     Ce poème a été composé le 2 mai 1978  par Simone le Moigne après la marée noire due à l'Amoco Cadiz. A l'époque Simone avait également peint le tableau ci-dessus qu'elle avait offert avec le poème à la ville de Portsall qui avait été particulièrement touchée par la catastrophe. 

    (C) adagp Paris 2021 

     


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  • LES FEUILLES MORTES 

     

    Ces feuilles mortes 

    Qui bientôt vont s'envoler,

    Sont semblables à mes toiles

    Qui s'envolent une à une

    Au loin dans toutes les directions,

    Mais dont je garderai un éternel souvenir. 

     

    De nouvelles toiles

    vont encore s'épanouir

    Très différentes, mais toujours 

    Si chères à mes bons souvenirs.

    Ces dernières s'envoleront  à leur tour 

    Semblables à ces  feuilles mortes.

     

    Ah! comme je suis heureuse 

    de songer que, peut-être,

    Elles apporteront un peu de joie

    Là où le hasard les emportera.

     

    Composé le 10 février 1973 par Simone Le Moigne.

    (C)adagp Paris 2021


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  • Le Réveil

     

    Oh ! doux réveil du temps passé

    Pourquoi nous avez-vous quittés ?

    Buissons fleuris sentant si bons

    Où les oiseaux chantaient sur tous les tons.

     

    Doux réveil dis-je, mais très matinal,

    Car ces petits oiseaux avaient  beaucoup de mal 

    Quand venait l'époque de faire leurs nids

    N'ayant que leur petit bec comme seul outil.

     

    Grande surprise parfois s'il est mal caché

    Survient un méchant pour le leur casser.

    Mais toujours ils recommencent sans se lasser

    De tout préparer pour la nouvelle nichée.

     

    Ah ! quel bel exemple pour nous humains,

    Au lieu de s'attendrir sur tous nos chagrins,

    En avant toujours et de bon matin,

    Soyons très courageux pour gagner notre pain.

     

    Commençons la journée avec un beau refrain,

    Car être toujours triste on avance à rien.

    Oultrons, oultrons et gagnons du temps,

    Car nous passons sur terre comme un souffle de vent !

     

    Composé le  11 mai 1974 par Simone Le Moigne.

    (C) adagp Paris 2021

     


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