• 30 janvier 2019

    Bonjour chers visiteurs, J'espère que vous allez bien même si certains d'entre vous sont peut-être dans la neige ?

    Aujourd'hui je vous invite à imaginer Simone Le Moigne, déjà l'auteur d'une quarantaine de peintures à la gouache, se trouvant devant sa première toile et des tubes de peinture à l'huile !

    Quelque temps après la première exposition de 1972 à la Galerie MichelColumb à Nantes, un jour où Simone Le Moigne était de passage àNantes (à l'époque elle habitait à St-Brieuc) notre amie JacquelineLiébard lui apporta une grande toile et de la peinture à l'huile ! Elle désirait avoir un tableau en souvenir de notre peintre. Simone repart donc pour Saint-Brieuc très heureuse de ce nouveau challenge qui lui est offert car elle ne connait rien à la peinture à l'huile. Un sujet s'impose à elle : le souvenir des repas de chasse qu'organisait chaque année avec ses amis, le Comte Charles de Kerdrel, propriétaire de la ferme de Magoar, dont les parents de Simone étaient les métayers. "Le tableau est prêt dans ma tête" disait-elle souvent avant de commencer un tableau. Sans complexe, elle commence par étaler un fond de peinture bleue pour le ciel, marron pour la terre, et cela avec sa main droite habillée d'un gant en tissu, tandis que de la main gauche elle tient le tube de peinture, la palette n'existe pas. Selon son expression, elle "larde" la toile. Ensuite il ne lui reste plus, sans dessiner, à l'aide du seul pinceau, qu'à dresser le décor et les personnages de la scène qu'elle veut représenter. Elle a quelquefois deux tubes de peinture dans la main gauche. Les mélanges se font directement sur la toile. Et voici le résultat pour ce tableau intitulé :

                                                           Premier repas de Chasse    

    BONJOUR

       Photo : Xavier Liébard                             N°41- Hs/T, 1972, 50 x 100                    (C) ADAGP 2019                                                                           


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    Bonjour à tous !

             Nous revoici en compagnie de Simone; après sa découverte de la peinture à l'huile elle alternera les tableaux en gouache sur carton et les grandes toiles à l'huile. Plus tard elle essayera la peinture acrylique avec laquelle elle a dû réaliser 2 ou 3 tableaux. Mais elle préférait l'onctuosité de la peinture à l'huile. Elle cherchera sans cesse à améliorer sa technique. C'est ainsi que ne sachant pas comment donner une impression de relief à certaines figures, elle décide un jour de mettre du talc de bébé dans sa peinture. Une fois la peinture presque sèche sur le sujet réalisé elle terminait le modelage avec ses doigts comme sur le chapeau et le visage de cette dame en jaune.

     

                                Femme à robe jaune d'or                                                 

    BONJOUR

    Photo Xavier Liébard                 N°407- Hs/C, 1978, 30 x 20                   (C) ADAGP Paris 2019                        

    A la prochaine, kenavo ar vech all !!


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    Bonjour. Voici comment a commencé l'étonnante aventure artistique de Simone Le Moigne

    Sa vie de peintre  a débuté un jour, comme ça par hasard, où le besoin de s'exprimer en peinture s'est révélé grâce à une découverte inattendue... dans une poubelle !! En 1958, elle travaillait chez l'Amiral L. rue de Bourgogne, derrière la Chambre des Députés à Paris. Les parents du petit garçon trouvant qu'il s'intéressait trop à la peinture plutôt qu'à son travail scolaire, mirent sa boîte de peinture dans la poubelle de la cuisine. Simone demanda l'autorisation de la récupérer, pour son fils. Mais le soir même, après son travail, dans sa petite chambre, ayant à sa disposition deux petits cartons, elle décide de s'y mettre. Il n'y a pas de pinceau dans la boîte, peu importe, ses doigts, une aiguille à tricoter, une épingle à cheveux qu'elle retire de son chignon, feront l'affaire. Et c'est ainsi que naîtront ces deux petits bouquets.   

     

    BONJOUR

     

    Photos amateur                        N°20 et 21, Gs/C, 1970, 22,5 x 14                      (C)ADAGP, Paris 2019

    La petite bordure a été rajoutée plus tard, c'est ce qui explique la datation en 1970.

    De temps en temps elle peignait ainsi pour se détendre, mais ce n'est que plus tard que cette distraction va devenir une passion à laquelle elle s'adonnera complètement une fois en retraite en 1971.

    Kenavo !


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